Bolgger n'est malheureusement plus accessible en Chine et nous avons dû migrer notre blog sur un autre site:
www.dumplingsalerable.unblog.fr
À bientôt!
Peter, Noah et Myriam, les Dumplings à l'érable
dimanche 26 août 2007
dimanche 12 août 2007
Un oasis au milieu des tours
Le passage d'une tempête tropicale au large d'Hong Kong a amené beaucoup de pluie au cours des derniers jours et suscité quelques alertes au thyphon, dont la plus élevée (niveau 8 sur une échelle de 10) a causé la fermeture de tous les bureaux, écoles et magasins vendredi après-midi et une congestion monstre dans le métro (nous étions là!). Beaucoup d'émoi pour rien : nous avons attendu en vain devant notre fenêtre que la tempête passe, mais on n'a vu que de la pluie et de bonnes grosses rafales de vent.
Au lendemain de ces émotions fortes, c'est sous une pluie douce et chaude que nous avons découvert un oasis extraordinaire au beau milieu des tours et des passerelles d'autoroute, le Chi Lin Nunnery (nunnery pour nonnes, des soeurs bouddhistes) et le jardin Nam Lian, juste à côté. Le contraste entre cet endroit beau et paisible et le quartier environnant, urbain, quelconque, est frappant. L'entrée du jardin est juste en-dessous d'une autoroute, comme si d'en bas de l'échangeur Turcot, on accédait comme par magie au jardin botanique!
Je laisse les images vous transporter dans ces lieux magnifiques. Le temple et les jardins sont de construction récente, mais reproduisent le style de la dynastie Tang (années 600-900 approx.). Malheureusement, il était interdit de photographier les bouddhas.
jeudi 2 août 2007
L'opulence, la démesure... et la simplicité
Le Victoria Harbour, avec son activité portuaire intense, ses centaines de bateaux qui vont dans tous les sens et les fameux gratte-ciel de Hong Kong et de Kowloon nichés aux pieds des montagnes vertes, c'est un perpétuel spectacle qu'on ne se lasse pas de regarder et qui nous fait vibrer à tout coup. Qu'on le regarde du Peak, du Star Ferry (une institution locale, des traversiers en bois qui font la navette entre Hong Kong et Kowloon), de la promenade de Kowloon, en plein soleil, à la tombée du jour ou le soir, c'est l'émerveillement assuré. Le trop plein d'humanité et d'urbanité qui se superpose dans des gratte-ciel vertigineux rencontre le trop plein de nature, une nature tropicale et exubérante.
La totale, c'est le spectacle son et lumière présenté tous les soirs à 8 heures, qui illumine tous les immeubles des deux côtés. Faut y être pour vivre cette expérience qui vous plonge carrément dans un jeu vidéo, avec les lumières et les lasers à 360 degrés, la musique, le vent chaud, les bateaux illuminés qui envahissent le Harbour... Il y a des vidéos sur You Tube (rechercher "Hong Kong Symphony of Lights") qui donnent une très faible idée de ce que ça peut avoir l'air, mais rien de très évocateur.
Hong Kong épate par sa démesure et son opulence, à l'image de ces clichés qu'on a d'elle, ses rues bariolées d'affiches au néon, ses gratte-ciel qui crient leur nom dans la nuit. Mais sa véritable richesse est beaucoup plus élégante, produit de son héritage culturel chinois millénaire et de l'influence des Britanniques. Elle a bien intégré toutes les cultures qui se sont collées à elle et est aujourd'hui une ville admirable à nos yeux nord-américains pour son avant-gardisme, son efficacité, sa mise en valeur de ses richesses naturelles et pour la cohabitation harmonieuse de ses 8 millions d'habitants dans un espace aussi restreint.
Malgré la foule souvent dense, jamais encore nous n'avons senti la moindre tension, le moindre danger. Au métro Central en pleine heure de pointe, des dizaines de milliers de personnes déambulent presque en silence dans un système de transport ultra sophistiqué qui fonctionne au quart de tour. Tout est organisé de façon à rendre l'expérience urbaine la plus fluide possible. Les infrastructures sont remarquablement adaptées à l'environnement. Par exemple, cet escalier roulant extérieur qui doit faire près d'un kilomètre et qui permet de grimper peinard dans le quartier en pente du Mid-Levels! Dans Central, on passe aisément d'une tour bureaux-boutiques luxueuse, feutrée et climatisée à une autre tour similaire, sans jamais mettre les pieds sur le plancher des vaches. À Montréal aussi, vous me direz, mais faut se taper nos glauques couloirs sous-terrains d'une propreté douteuse, alors qu'ici, on surplombe la ville parmi les merveilles d'architecture (les tours d'HSBC et de la Bank of China sont des splendeurs!), tout est nickel, les belles jeunesses sortent tout droit d'un magazine de mode...
Faut dire que les gadgets électroniques en tous genres ne manquent pas pour divertir les foules et que les invitations à sortir sa carte de crédit son illimitées... Les mails climatisés et sophistiqués à muliples niveaux sont légions et sont invariablement très fréquentés. Fous des marques chics (et préférablement occidentales), les locaux font la file pour entrer chez Louis Vuitton!! En plein quartier résidentiel (composés de tours d'habitation de 50 étages, pas vraiment de cottages ici!!), un immense simili paquebot au beau milieu de la rue abrite des centaines de boutiques... On n'arrête pas le progrès!
Bref, garder son monde bien occupé à prospérer et à dépenser, ça maintient une ambiance calme, les Chinois l'ont bien compris!
On trouve quand même des zones de simplicité probablement involontaire dans ce pays des merveilles de l'Orient. Ça crée même un sacré contraste avec la prospérité ambiante qui est notre lot quotidien, de Tung Chung, notre chic lieu de résidence, aux sites et quartiers touristiques. En plein centre-ville, on trouve des vieilles dames sur le bord d'une ruelle en train de vendre quelques fruits pour gagner leur croûte, on voit des minuscules bouis-bouis tenus par des cordonniers, des marchands de nouilles ou d'herbes médicinales tout droit sortis du 19e siècle, on croise des gens qui transportent des cartons ou de la ferraille dans des charettes. En arrivant sur l'île de Lamma, à une demi-heure de ferry de Central, on croirait arriver dans un village du Laos ou de l'Inde, des pays du tiers-monde. Le même côté trash, le même chaos, la même... simplicité (pour ne pas dire pauvreté). Pas désagréable du tout, ceci étant dit, et surtout pas misérable. Rien que très contrastant avec le glamour du Hong Kong riche.
Parlant de contrastes, un petit clin d'oeil sur les écarts de température radicaux entre le sauna qu'est Hong Kong en ce moment (30-35 degrés, humidex dans le piton) et les intérieurs ultra climatisés (tout est climatisé ici, la moindre boutique, le moindre resto, survie oblige). Quand on passe de l'un à l'autre, c'est invariablement le choc thermique, c'est l'effet bain nordique. Paraît que c'est très tonifiant pour la peau.
Pour voir de nouvelles photos : http://picasaweb.google.fr/Myriam.Houde
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